LE QUINOA GERME
avril 24th, 2009 | publié dans courses, produits, récents | 6 Comments
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Les graines de quinoa germent facilement, elles sont vraiment formidables !
Le quinoa vient d’Amérique du sud, son origine remonte à 6000 ans (environ), issue des hauts plateaux hostiles, elle était pour les Incas une plante sacrée. Cette petite graine est une merveille, classée comme « pseudo céréale » (ce n’est pas une graminée comme le blé), riche en protéines, elle est sans gluten. Elle se présente aussi en farine, en flocons …On la cuisine. Ici, nous en parlerons comme graines à germer.
Pourquoi consommer des graines germées ? Les graines germées sont une base de l’alimentation vivante car leur valeur nutritionnelle est au maximum. (La valeur nutritionnelle passe de 100 à 1000, voire 10000 !). Une graine endormie (ou morte) donne moins d’apport et se digère plus difficilement… C’est dans les germes et les pousses que l’on trouve la concentration la plus forte en vitamines, minéraux, enzymes, acides aminés (protéines prédigérées) et de chlorophylle. Elles permettent d’avoir à disposition des pousses fraîches toute l’année, à un coût très économique.
A acheter déjà germée : Le quinoa n’est pas courant en barquette. Il faut bien choisir. Les pousses doivent être bien blanches. Elles doivent être fermes et fraîches. Éviter les pousses jaunes ou flétries, ou qui baignent en partie dans du liquide. Respecter la date de limite de la consommation. Toujours les rincer et égoutter avant de les consommer. On trouve les barquettes dans le circuit des magasins bio, au rayon frais. Marques : GERMLINE, SALAD’IN…
A cultiver : - Acheter les graines On trouve des graines de quinoa, en vrac (plus économique) dans les circuits bio ou en sachet. Pour la germination, si on mélange le quinoa avec d’autres graines, on choisira des graines de même type (avec des graines qui germent suivant le même nombre de jours et de même taille).
- Jardiner chez soi Nul besoin d’être un jardinier chevronné pour réussir la culture des germes de quinoa. Un germoir suffit ! Voir article sur les germoirs. Etapes : Rincer les graines. Les mettre à tremper dans l’eau pendant 8 à 10 h. Rincer. Mettre à germer dans germoir (24 h dans l’obscurité) Rincer 2 à 3 fois / jour. Récolte à partir du 3ème ou 4ème jour jusqu’à 5 jours. (Elles poussent très vites). Rincer une dernière fois avant de les consommer et garder les surplus au réfrigérateur dans un sac de plastique ou un contenant (bien égoutter avant). L’eau doit être des plus pure !
- Précautions : Pour la culture, il est recommandé de prendre des graines issues de l’agriculture biologique. Les organismes de certification biologique ont des règles strictes quant à l’emploi des fumiers et de l’entreposage des graines. Quelle que soit la source d’approvisionnement, acheter toujours des graines destinées à l’alimentation humaine, jamais de semences destinées à la culture. Réfrigérer les pousses germées aussitôt qu’elles sont prêtes. Pour éviter tout risque de contamination croisée, bien nettoyer le plan de travail et les ustensiles qui ont été en contact avec d’autres produits alimentaires.
Comment les consommer ? Dans l’alimentation vivante, on consomme généralement ses graines germées crues, très rafraîchissantes dans une salade ou comme base pour des jus, des soupes, des crackers, etc. Le quinoa germé est doux, sans goût prononcé et léger, il se mélange facilement à tout.
L’oeil santé : Le quinoa peu calorique apporte un taux important de protéines végétales (15%) et sa composition d’acides aminés essentiels est mieux combinée (lysine) que pour d’autres céréales (riz, blé, maïs). Le quinoa est très riche en manganèse, moyennement riche en fer (non hémique, bon pour l’anémie) et en cuivre, il donne des apports de phosphore, de magnésium et de zinc. Il est riche en vitamine B2 (riboflavine). Il est relativement riche en huile (acide gras essentiel) riche en vitamine E. Et, sans gluten.
Histoire du quinoa : Noms communs : quinoa, ansérine quinoa, riz du Pérou, petit riz du Pérou. Nom botanique : Chenopodium quinoa. Famille des chénopodiacées. |
On pense que la domestication du quinoa s’est faite en même temps que celle du lama, il y a 6 000 ans à 7 000 ans dans les Andes de l’Amérique du Sud, la plante et l’animal vivant en mutuelle dépendance depuis des temps immémoriaux. D’autant plus que le quinoa était, et est toujours, l’une des rares plantes à pouvoir survivre dans le milieu inhospitalier de l’Altiplano andin, où vivait le guanaco, ancêtre du lama.
Plante sacrée des Incas, qu’ils qualifiaient de chisiya mama, littéralement « graine mère », le quinoa a largement contribué à l’expansion de cette grande civilisation. Toutefois, les Espagnols considéreront le grain indigène avec mépris et en interdiront la culture au profit de celle du blé et de l’orge. Si bien qu’au cours des quatre siècles suivants, il périclitera, ne persistant que dans les endroits incultes et éloignés des centres de décision de l’administration espagnole. Encore aujourd’hui, il est la principale source de protéines pour la majorité de la population dans l’Altiplano Sud de la Bolivie. En effet, sur les 25 000 familles qui y vivent, on estime que près de 20 000 en dépendent entièrement pour leur subsistance, à l’exclusion de tout autre type de culture ou d’élevage.
Dans les années 1970, les Occidentaux prennent conscience de la nécessité de modifier leurs habitudes alimentaires et découvrent le précieux grain des Incas, dont la teneur en protéines et, surtout, la qualité de ces dernières, surpassent celles des céréales classiques. Si bien que sa consommation augmente progressivement en Europe et en Amérique du Nord, tandis qu’en Amérique du Sud, en dehors de quelques régions éloignées, on observe le phénomène contraire.
De nombreux facteurs sont invoqués pour expliquer cette situation, notamment le fait qu’il en coûte moins cher d’importer du blé des États-Unis et du Canada que de produire du quinoa sur place, et que ce dernier souffre toujours d’un problème d’image. En effet, malgré sa richesse nutritionnelle, il reste, dans l’esprit des consommateurs, un grain de troisième ordre. D’où la décision récente des gouvernements de la Bolivie et du Pérou de subventionner des programmes d’aide alimentaire dans lesquels il tient une plus grande place, et de le valoriser comme authentique produit du terroir auprès de la classe moyenne.
Dans ces deux pays, on produit commercialement de la farine, des tortillas, des flocons, des préparations à crêpes et des grains soufflés. Difficile à panifier (ne lève pas tout seul), sa farine permet tout de même d’enrichir le pain à hauteur de 30 %, tandis qu’elle peut entrer pour 40 % dans la composition des pâtes alimentaires et pour 60 % dans celle des biscuits. On songe d’ailleurs à l’établir dans les pays d’Afrique où la malnutrition est chronique.
Le quinoa est aujourd’hui cultivé dans d’autres pays, notamment aux États-Unis et au Canada, et des expériences sont en cours pour le cultiver en Europe. Toutefois, certains affirment que le Quinoa Real, qui est produit dans le climat hostile de l’Altiplano bolivien, est de loin le meilleur.














juillet 9th, 2009at 10:28(#)
Je me pose une question concernant la germination du quinoa:
Certaines écoles préconisent de boire l’eau de rinçage car elle serait très riche.(je parle non de la première eau de trempage mais des suivantes de rinçage)
Si vous pouviez me donner votre avis sur ce sujet,je vous en serai très reconnaissant.Merci
juillet 9th, 2009at 17:17(#)
Merci de cette question. Le trempage dans l’eau permet de rendre la graine digeste(on enlève les inhibiteurs d’enzyme contenus dans la graine) et de la rendre “vivante” (elle se réveille dans l’eau). Lorsqu’elle se réveille, ses fonctions sont activées (absorption-évacuation) et, comme disent les américains, elle fait “proute” dans l’eau ! L’eau contient tous les résidus dont la graine n’a pas besoin. Elle n’est pas à boire. Les apports de vitamines et d’éléments essentiels sont dans la graine et sa germination. Même avant de consommer des graines germées, il est nécessaire de les rincer à l’eau.
Par contre,il existe une méthode avec le lin, ou l’absorption de sa gelée (en changeant l’eau) est bénéfique pour les voies digestives.
Béa
juillet 23rd, 2009at 1:53(#)
“Quelle que soit la source d’approvisionnement, acheter toujours des graines destinées à l’alimentation humaine, jamais de semences destinées à la culture.”
je n’arrive pas à comprendre pourquoi.
pourriez-vous m’éclairer?
août 1st, 2009at 11:20(#)
Lyse, la question est intéressante.
D’une façon générale, les graines destinées à l’alimentation humaine sont certifiées par des organismes de contrôle qui garantissent la sécurité alimentaire.
Ainsi (dans nos pays), de la récolte à notre consommation, les graines sont différenciées : triage, traitement, stockage en milieu assaini, conditionnement, etc., afin d’éviter toute contamination avec des parasites.
Les graines destinées aux cultures ou aux animaux reçoivent moins d’attention. De plus, les variétés sont parfois différentes.
Béa
octobre 16th, 2009at 20:16(#)
Bonjour,
Je viens d’acheter un germoir et pour ce qui est du quinoa, je me demande si celui que l’on trouve en grande surface (bio) est utilisable pour la germination.
Cordialement,
Elodie
novembre 3rd, 2009at 10:56(#)
Bonjour Elodie,
Toutes graines (quinoa, lentilles, etc.) ont la capacité de germer. Il faut que la graine soit “BIO”, bien-sur destinée à l’alimentation et que l’eau soit pure. Personnellement,je prends mes graines soit en vrac soit en sachet (conditionner comme les pâtes) dans les magasins bio. Il n’est pas nécessaire de les acheter en petits paquets spéciaux destinés à la germination. Car le prix au kilo est plus cher ! Pour le germoir éviter les germoirs en terre cuite. Bonne germination !